La Minute Blond

Cinéphilement vôtre


40 ans et des sushis

Publié par Clément sur 7 Décembre 2013, 17:31pm

Catégories : #Casse-tête Chinois, #cinema, #Made in France, #comédie, #2013

Salut à tous ! J'ai une foule de choses à vous dire, car oui, je suis un grand bavard, un peu comme dans l'article qui va suivre, et vous comprendrez pourquoi... (Parce que je m'attendais à avoir que dalle à raconter sur un 3ème opus de trilogie alors qu'en fait, dès la sortie de salles, on passe en mode "Ah ouaaaaaais...la vie c'est çaaaa..."). Je vous passe les détails, tout est dit juste en-dessous.

Pour ceux qui aiment pas trop lire, vous pouvez regarder les visuels avec moult admiration (j'ai bossé depuis la dernière critique ^^), ou sinon vous pouvez toujours écouter ma chronique en descendant toooouuuuuuuuuut en bas de cette page, fichier totalement téléchargeable sur ton Personnal Computer, en toute légalité trop mimi gentille que tu vas pas enfreindre la loi =D.

Ah au fait, petit détail ! La justification de texte s'entend très mal avec la mise en page sur OverBlog, donc plutôt que de changer de plateforme, on va dire que ça vous dérange pas, n'est-ce pas Claire et Elodie ? ;-)

Yep, ma foule de choses est dîte ! En tout cas si vous êtes arrivés à la fin de ce paragraphe c'est que j'ai pas été trop relou, du coup je vous laisse avec la suite, un peu plus longue mais pas trop relou quand même x)

Merci de votre fidélité, et bonne lecture les amis ! ;-)

40 ans et des sushis
40 ans et des sushis

Jamais 2 sans 3, c’est bien connu ! Et ce n'est certainement pas Cédric Klapisch qui me dira le contraire. Après le succès de l’Auberge Espagnole et des Poupées Russes, qui ont littéralement fait exploser le nombre de demandes Erasmus en 10 ans, le cinéaste revient aujourd’hui pour une troisième aventure, Casse-Tête Chinois, et récupère au passage son acteur fétiche : Romain Duris.

Ainsi nous retrouvons Xavier, la quarantaine sonnante et toujours aussi paumé dans ses amours et ses emmerdes d’infatigable globe-trotter. Entre son divorce avec la mère de ses deux enfants, le bébé qu'il vient de donner à sa pote lesbienne, son mariage blanc avec une chinoise, son ex venue le reconquérir manu militari, sans compter la panne d’inspiration dans l’écriture de son nouveau roman, Xavier semble un peu perdu dans cette immense casse-tête chinois, plus communément appelée : la vie.

C'est plutôt curieux, cette sensation de déjà-vu, comme si l’histoire qui se déroulait sous nos yeux nous était familière. Sauf que là, nous sommes à New-York, terre du self made man où chacun, selon les dires, peut partir du Down pour atteindre le Up. Et là ou Klapisch est fort, c'est qu'il refait du neuf avec du vieux grâce un scénario riche, et qui laisse peu de place aux temps morts, dans lequel son héros tente de mettre de l’ordre au sein d’un monde toujours plus complexe et bordélique…

Romain Duris y est plus absorbant que jamais, et démontre une nouvelle fois qu’il est l'acteur le plus doué de sa génération. À ses côtés Cécile de France, Audrey Tautou et Kelly Reilly sont des partenaires de jeu excellentes. Mais ce qui est le plus amusant ici, c’est de reconnaître en chacun de ces quarantenaires une part d’enfant qui n’a jamais grandi, et qui semble nous être inhérente à tous quel que soit la vie que l’on mène.

Et ce côté enfantin, Cédric Klapisch va le mettre à profit dans sa mise en scène, avec notamment le cadre très singulier du quartier de Chinatown. Ainsi, le réalisateur nous laisse le New-York que l’on connaît au second plan, en lui préférant des plans rapprochés et plus intimistes. Seule reste la puissante symbolique du Down vers le Up grâce à un glissement progressif du sol vers le ciel.

40 ans et des sushis

Après l’insouciante vingtaine de Xavier dans l'Auberge Espagnole et sa joyeuse colocation cosmopolite, après sa trentaine sentimentalesque dans les Poupées Russes, nous voici devant la quarantaine. Celle de la maturité, des choix, mais aussi celle d’une seconde jeunesse. Dès lors jauger le bien-être du héros à chaque décennie, c’est s’identifier à ses doutes, ses peurs et ses décisions, dont nous ne sommes plus seulement les spectateurs, mais aussi nous-mêmes les acteurs.

Quand on lui demande s’il souhaite donner une suite à son oeuvre, Klapisch répond peut-être, Duris répond plutôt deux fois qu’une. Pour ma part, ce troisième film clôt à merveille la trilogie grâce à un final à la hauteur de nos espérances, bien que facile. Mais qui suis-je pour contester un nouveau voyage, peut-être celui de la cinquantaine, si le duo Klapisch/Duris est au rendez-vous comme aujourd’hui, et ce comme depuis 12 ans.

12 ans d'un cinéma propre à cette génération-là, celle des voyages, des choix, de l'amour et de la vie. 12 ans de péripéties uniques hors de notre douce France. 12 ans de rencontres grâce auxquelles nous avons appris de l’autre, avons appris de nous-même et sommes ressortis plus forts, grâce auxquelles celui qu’on nomme étranger est ce qui permet de mieux nous reconnaître. J'en terminerai donc par cette réplique de Xavier dans l'Auberge Espagnole, que je ne traduirai pas, vous l’aurez compris : « He olvidado mi lengua maternal. ».

Vous n'avez rien lu... ;-)


PS : Le podcast audio de cette critique vous attend au bas de cette page :)

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