La Minute Blond

Cinéphilement vôtre


[CRITIQUE] Paris brûle-t-il ?

Publié par Clément sur 21 Mars 2014, 15:45pm

Catégories : #Diplomatie, #France, #2014, #drame, #André Dussolier, #Niels Arestrup, #Huis-clos, #Historique, #Théâtre, #Volker Schlöndorff

[CRITIQUE] Paris brûle-t-il ?

Le cinéma a toujours eu ceci d’appréciable qu’il est capable de rassembler plusieurs arts voisins dans ses œuvres. Si le 6ème art est un privilégié (Carnage, Le Prénom), son adaptation s’accompagne souvent de risques classiques (déviance du ton, interprétations mal retranscrites, jeux de scènes incompatibles, propositions scéniques superflues), et peut parfois sombrer dans le ratage total (Arrête de pleurer Pénélope, le Jeu de la Vérité). Bien, ceci étant dit, étudions à présent le cas de Diplomatie.

Ecrite par Cyril Gély, la pièce a été adaptée au cinéma par Volker Schlöndorff (à tes souhaits) et raconte cette nuit du 24 au 25 août 1944, durant laquelle le consul suédois Raoul Nordling a convaincu le général Von Choltitz (à tes amours) de ne pas exécuter l’ordre de la destruction de Paris par bombardement. Un chapitre de notre histoire qui méritait dix fois d’être conté, sur les planches comme sur grand écran.

L’histoire de Diplomatie est d’autant plus intrigante qu’on en connaît déjà la fin : Sur le fond, on aime le rythme sur lequel dialoguent les deux hommes par cette chaude nuit d’été, l’aube arrivant, le tragique avec. Mais il tient surtout au convaincant plaidoyer du personnage d’André Dussolier et au lent retournement de veste de son interlocuteur, militaire implacable en début, père de famille résolu sur la fin.

Au-delà de sa talentueuse mise en scène, on appréciera aussi sa photographie, ne serait-ce que pour justifier l’avancement de l’intrigue cependant que la nuit laisse la place au jour, et que Dussolier envoute de sa voix suave un Niels Arestrup génial, comme à son habitude. 

Ainsi donc, Diplomatie est un huis-clos passionnant servi par les interprétations édifiantes de son duo de tête, et conclu par de très beaux plans sur notre capitale et l’éternel « J’ai deux amours » de Joséphine Baker.  Et devinez quoi ? Paris est encore plus belle quand on s’aperçoit qu’on aurait pu ne jamais contempler ses attributs.

Oui, c’est une fille. Félicitations.

 

Bonne semaine à tous, moi je cinéphile !

 

Note : 7/10

 

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