La Minute Blond

Cinéphilement vôtre


La French Battle du Printemps !

Publié par Clément sur 30 Mars 2014, 08:49am

Catégories : #Spring French Battle, #Critique, #Supercondriaque, #Situation Amoureuse, #Fiston, #cinema, #2014, #France, #la Minute Blond

La French Battle du Printemps !

Vous l’avez vécu, comme moi, ce florissant Printemps du Cinéma qui nous apporta petites merveilles et quelques déceptions. Pour ma part, j’ai refleuri ma wish-list 2014 avec pas moins de 8 séances, parmi lesquelles 3 comédies françaises, plutôt sérieusement attendues… Sans plus attendre, butinons ensemble dans les parterres respectifs de Supercondriaque, Fiston et Situation Amoureuse C’est Compliqué dans cette nouvelle French Battle du Printemps ! Ça s’arrose…

 

Supercondriaque

La French Battle du Printemps !

Ou les tribulations d’un hypocondriaque force 12 dont le meilleur ami – médecin - va tout faire pour le caser en ménage afin de se débarrasser de son patient le plus encombrant : pitch honnête pour un scénario assez basique devant lequel on esquissera quelques sourires, sans plus.

Dîtes-vous seulement que vous n’êtes pas la cible de Boon, comique du peuple au pendant Bourvil dont les grimaces ont fait leur temps, surtout pendant deux heures de film… Mais ce sont les dialogues qui agacent le plus : simplistes au possible, peu crédibles et surtout calqués sur un humour de one man show dont Boon est pourtant l’un des glorieux précurseurs.

Face à cela, on lui reconnaîtra au moins d’être plus mature dans sa réalisation, osant plus de choses que pour Bienvenue chez les Ch’tis ou Rien à Déclarer. Qui plus est, le duo Kad Merad/Dany Boon est plutôt efficace, un atout qui justifie la sympathie évidente de ce film, quoi qu’on en dise…


Note : 4/10

 

 

Situation Amoureuse c’est Compliqué

La French Battle du Printemps !

Après avoir brillé de sympathie dans L’amour c’est mieux à deux ou encore l’excellent Radiostars, Manu Payet passe pour la première fois derrière la caméra (aidé e Rodolphe Lauga) et devient le meilleur acteur de son casting en incarnant Ben. Ce dernier, sur le point de se marier, retombe soudainement amoureux de la fille qu’il a désiré toute son adolescence, passant de facto en mode « c’est compliqué ».

Une première réalisation très personnelle saluée comme il se doit au Festival de l'Alpe d’Huez pour sa fraîcheur et son modernisme. Situation Amoureuse : C’est Compliqué est un mix quasi-parfait d’humour, d’amour et d’honnêteté avec juste ce qu’il faut de mise en scène pour susciter l’émotion chez le spectateur. Assurémment, personne ne peut résister à ce travelling circulaire en slow motion sur « Pas toi »  de Jean-Jacques Goldman.

On ne rit pas autant qu’on s’y attendait, nonobstant la présence de l’excellent Jean-François Cayrey, qui dynamise fortement les dialogues. Cependant, l’identification au héros, l’originalité du scénar et l’atmosphère qui s’en dégage font de Situation Amoureuse : C’est Compliqué un Feel-good movie en puissance, qui nous apporte une réflexion non négligeable sur la personne que l’on a été quant à celle que l’on est aujourd’hui.

BONUS : Ca nous permet aussi de voir que Romain Lévy, papa de Radiostars, est bien meilleur réalisateur qu'acteur, parce que bon, là, pour le peu de temps qu'on le voie à l'écran, c'est très mauvais. Un figurant aurait été meilleur...

 

Note 7/10

 

 

Fiston

La French Battle du Printemps !

On a conspué ce film pendant des semaines dans les critiques autant qu’on l’en a fait l’élogieuse promo chez Drucker, Hanouna et autres Arthur. Et finalement, pourquoi pas ? L’histoire de ce jeune garçon fou amoureux de la bombe du lycée qui décide de prendre des cours de séduction auprès de celui qui avait jadis séduit la mère de susdite bombe du lycée annonçait son lot de clichés dans un nanard bateau à la française.

Et pourtant, le résultat a de quoi surprendre. Il est intéressant de voir une supposée comédie se transformer en comédie romantique, étonnamment bien mieux menée qu’on aurait pu le croire par Franck Dubosc, là où on ne l’attend pas, et Kev Adams, avec un personnage plus attachant que ce que l’on aurait pu imaginer. Mention spéciale à Valérie Benguigui, excellente pour son dernier film posthume. PAR CONTRE, la fin est prévisible depuis l’entrée du cinéma et totalement bâclée, flinguant une morale assez bien construite au départ.

En tous les cas, même si Fiston n’est pas ce qu’on a fait de meilleur en matière de comédie française, il nous apprend surtout que sous-estimer un film est le meilleur moyen de l’apprécier. Et que les cheveux de Kev Adams sont officiellement déclarés comme étant d''origine non-identifiée.

 

Note 5,5/10

 

AND THE WINNER IS…

Si le film de Manu Payet sort vainqueur de ce battle, n’oublions pas que d’autres surprises nous attendent encore cette année, dont Babysitting, le film qui a fait « plier de rire le public » au Festival de l’Alpe D’Huez, prévu le 16 avril en salles, et qu’on attend de pied ferme, tendre et savoureux.

CONCLU : En tant que fervent défenseur de la comédie française, je suis content de voir naître de nouvelles choses depuis quelques années, avec des réalisateurs qui osent. Car il est deux choses que l’on ne peut enlever à notre cinéma, c’est sa fraîcheur et surtout, son charme. C’est en ce sens qu’il faut poursuivre, avec des films plus modernes, qui dépoussièrent le paysage audiovisuel avec du comique plus recherché, des scénarios plus fleuris, dans un cinéma, paraît-il, à son printemps. Ça s’arrose !

Bonne semaine à tous, moi, je cinéphile ! :D

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