La Minute Blond

Cinéphilement vôtre


Le cœur a ses réseaux, que la raison ignore...

Publié par Clément sur 2 Avril 2014, 20:26pm

Catégories : #Her, #Spike Jonze, #Joaquin Phoenix, #Scarlett Johansson, #drame, #2014, #USA, #la Minute Blond, #Comédie romantique, #Siri

Le cœur a ses réseaux, que la raison ignore...

Viens on dit que tu tombes amoureux de ton smartphone ? C’est en tout cas le postulat de Her, chronique percutante sur les rapports humains et amoureux. Ainsi, pour mieux illustrer le propos du film de Spike Jonze, j’ai enregistré ma critique avec Siri, le célèbre mais tout aussi dispensable système de reconnaissance vocale d’Apple. Je vous propose donc de l’écouter avec attentivité et interestitude :)

Pour tous les autres, il y a Master Card, et ma critique écrite genre normal, juste en-dessous, comme d’hab. Bonne écoute/lecture !

Synopsis : L’histoire de Her se déroule à Los Angeles, dans un futur proche : Alors qu’il est en plein divorce avec son épouse, Theodore installe un nouveau système d’exploitation sous forme d’oreillette à qui il donne une voix féminine. Cette dernière, appelée Samantha, est une véritable intelligence artificielle, qui va progressivement être dotée de sentiments humains. A tel point qu’elle et lui vont tomber amoureux…

Aux rares qui en avaient douté, sachez-le, Her est une véritable pépite de cinéma d’auteur. De par la parfaite structure de son scénario, sa mise en scène épurée, mais surtout par sa gestion des bruits, de la musique, des respirations et même des silences. Puis, d’un cadre large, Spike Jonze représente la solitude, d’un cadre rapproché, il entre dans l’intimité du personnage, autour duquel tous les bruits extérieurs sont absorbés pour que ne subsiste plus que la relation entre Theodore et Samantha.

Tous les honneurs sont ici pour Joaquin Phœnix, finalement très discret depuis Gladiator ou The Village, qui vous éblouira ici par ce rôle complexe et fouillé. De un, il joue la solitude, de deux, il est amoureux de son ordinateur, avec tout ce qu'il faut d'émotion, de trouble, et surtout : d'humain. Ne l'égale à merveille que la voix suave et organique de Scarlett Johansson pour lui donner la réplique. Preuve en est, elle a même été nommée en tant que meilleure actrice au Festival de Rome pour ce rôle, c’est dire l’ampleur que représente son personnage.

Le cœur a ses réseaux, que la raison ignore...

A bien y regarder, Her n'est ni plus ni moins qu'une histoire d'amour classique, avec sa rencontre, sa période fleur bleue, puis ses disputes et ses réconciliations. Mais une histoire d’amour expérimentale.

De loin, on pense à 500 Jours Ensemble pour sa structure. De près, j’y ai revu la mention du robot doté de sentiments dans I, Robot. Aussi, comment ne pas confondre Samantha avec le Siri d'Apple. Même design épuré, quasi-même dénomination, même technologie avant-gardiste, et très bientôt tous les gens de ce monde en train de parler à leur téléphone dans la rue, ou même dans leurs chroniques cinéma. (Hum…)

Dieu merci nous n'en sommes pas là. Les gens ne sont pas prêts. Ou peut-être n'est-ce effectivement pas dans nos gènes que de nous coupler avec la technologie ? Un postulat pour le moins inquiétant très justement soulevé par Her, qui voudrait qu’on se rappelle que notre amour est éternel et pas, artificiel.

Bonne semaine à tous, moi, je cinéphile ! ;-)

Note : 8/10


PS : N'hésitez pas à déposer vos commentaires sur la page facebook de la Minute Blond, genre, par-là : http://on.fb.me/1lPp1Yv

Et à réécouter à volonté les podcasts Fréquence Ciné en suivant le lien tout en bas ;-)

Le cœur a ses réseaux, que la raison ignore...

Archives

Articles récents