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Exodus : Gods and Kings

Publié par Clément sur 13 Janvier 2015, 09:57am

Catégories : #Exodus :Gods and Kings, #Ridley Scott, #cinema, #Action-Aventure, #USA, #2015, #Christian Bale, #Aaron Paul, #Sigourney Weaver, #Ben Kingsley

Exodus : Gods and Kings

D’Alien à Robin de Bois en passant par le légendaire Gladiator, Ridley Scott a toujours été l’homme des grands mythes, à tel point que chacun de ses films devient un rendez-vous incontournable pour tout cinéphile qui se respecte. A l’instar de Prometheus, perçu par beaucoup comme l’un des pires navets de science-fiction à gros budget de ces dernières années, le cinéaste se tourne aujourd’hui vers le célèbre récit biblique de Moïse, prince déchu d’Egypte devenu guide de tout un peuple.

Les adaptations de la Bible et des récits religieux en général sont souvent sujets à débat. Attendu comme un évènement depuis plus d’un an, et à l’image de l’adaptation du mythe de Noé par Darren Aronofsky en 2014, Exodus : Gods and Kings a lui aussi été fait l’objet de plusieurs controverses religieuses depuis quelques mois.

Je ne reviendrai pas sur le problème, rappelez-vous seulement qu’une adaptation, cinématographique ou autre, n’a pas obligatoirement pour but d’être fidèle au sujet d’origine, y compris si celui-ci est tiré du livre le plus vendu de tous les temps. Le cinéma, comme ses arts voisins, a pour buts premiers le divertissement et la transmission d’une vision du monde, de la société, de l’homme. Critères que les critiques ont pour but de juger objectivement, pas religieusement. Sans transition place à Moïse…sur grand écran :

Toujours avide de grands spectacles, Ridley Scott persévère dans une réalisation très classique, s’évade une fois de plus dans le format grand angle en de monstrueux panoramas et le fourre à grand renfort d’images de synthèses et de figurants par milliers, puis s'épanche sur de légendaires plans d’ensemble dont il a fait sa marque de fabrique, pas détestables pour autant. Mention spéciale au travail sur les décors, les costumes et la mise en scène d’époque, qui font d'Exodus un peplum inégalé jusqu'alors sur le plan visuel.

Exodus : Gods and Kings
Exodus : Gods and Kings

Puissant dans la forme, quoique très scolaire, Exodus souffre en contrepartie de plusieurs écueils de rythme. Ainsi, aux nombreuses ellipses narratives ayant pour but de passer sous silences quelques péripéties notoires de la Bible, se sont rajoutées en parallèle de nombreuses longueurs plombant de fait la majeure partie du film, et nous avec...

Puis, des faux raccords viennent, les acteurs surjouent, des répliques surprennent. Restent les frissons procurés par les différents fléaux qui se succèdent sur le royaume de Ramsès II, les dialogues (God bless les séances en VO !), et un Christian Bale velu. Sans oublier un Aaron Paul (Breaking Bad) trop discret, mal introduit, mais avec une coupe de cheveux méga-classe.

En comparaison, Le Prince d'Egypte, des studios Dreamworks, et auquel on pense durant tout le film, se rappelle à nous comme un classique indémodable en tant que référence phare du mythe de Moïse. Difficile donc de l'en détroner...

Perdu entre longueurs et maladresses, Exodus : Gods and Kings tient de justesse ses belles promesses par un spectacle convenable, mais attendu. Grâce à ce dernier, Ridley Scott rattrape enfin la catastrophe Prometheus et signe ici une adaptation tout de même divertissante de l’épisode biblique, largement sauvée par un Christian Bale qui porte tout le film sur ses épaules (et son horrible barbe).

Bonne semaine à tous, moi, je cinéphile !

 

NOTE : 5,5/10

Exodus : Gods and Kings

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