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Festif, dramatique, intense

Publié par Clément sur 17 Mai 2013, 13:17pm

Catégories : #cinema, #Gastby le magnifique

Festif, dramatique, intense
Festif, dramatique, intense

3 qualificatifs pour résumer ma pensée encore troublée par un film quasiment in-no-table. C'est un 6 par défaut, lorgnant vers le 7, que j'octroie à une oeuvre surprenante en tout points. Adoubé par les critiques et calé en film d'ouverture de la grand messe de Cannes, Gatsby le Magnifique se devait d'égaler les attentes du public d'ores et déjà conquis depuis plusieurs mois par des bandes-annonces clipesques aguicheuses.

Force est de constater que la démarche était de forcer une réécriture moderne mais fidèle du roman éponyme de Francis Scott Fitzgerald (le résumé vous attend plus bas). Challenge relevé haut la main par Baz Luhrmann avec une composition soignée, bourrée de prouesses visuelles et terriblement clinquante. Le réalisateur d'Australia s'est évadé dans un New-York de 1922 avec une aisance telle que la caméra s'efface presque tant les travellings sont sublimes. On est gâtés niveau plans larges avec une photographie parfaite et une excellente gestion des lumières. Bref, côté forme on en prend plein les mirettes !

Mais le trouble s'installe plutôt dans le fond. Souvent tout en puissance grâce au jeu impeccable des acteurs, parfois plus terne avec un rythme en demi-teinte et des répliques suscitant quelques hoquets de "Pourquoi ?" chez le spectateur. Certaines scènes sont interminables, et plombent en toute logique le tempo infernal battu par d'autres séquences aux plans beaucoup plus dynamiques. On se dit par exemple que le film aurait pu raconter la même chose avec une demi-heure de moins.

Festif, dramatique, intense

J'en viens au principal intéressé. L'acteur d'abord: Leonardo Di Capio est définitivement hors-catégorie et incriticable. D'aucun de ses contemporains n'auraient pu jouer le héros romantique de Fitzgerald avec autant de maturité. Qui plus est son propre parcours collait parfaitement à l'identité du personnage. Jay Gatsby est un gentleman au savoir-vivre incroyable, baignant dans le luxe et dans les innombrables soirées qu'il organise dans sa demeure. Un homme au passé lourd façonné comme l'allégorie de l'espoir. Dès lors, comment un homme qui a déjà tout peut-il obtenir l'immatériel ? Une conquête de l'amour édifiante et passionnante.

J'en terminerai en évoquant la BO, forcément à couper le souffle quand on sait qu'elle compte dans ses rangs Will I am, Lana del Rey, Jay-Z, Jack White, Fergie, Florence & The Machine et j'en passe. Tout ce beau monde bombarde le film d'idéaux musicaux en illustrant de manière ingénue chaque séquence du film, tout en parvenant à s'effacer justement derrière le récit solide de l'histoire de ce héros fascinant. Gatsby, clip géant de 2h22, captive chacun d'entre nous dans son aventure, et se réserve le luxe de s'autoproclamer, sans trop se tromper, comme le magnifique rendez-vous de ce mois de mai.

Vous n'avez rien lu...

Festif, dramatique, intense

Résumé: Printemps 1922. L'époque est propice au relâchement des mœurs, à l'essor du jazz et à l'enrichissement des contrebandiers d'alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle West pour s'installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d'un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s'étourdit en fêtes mondaines, et de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble. C'est ainsi que Nick se retrouve au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d'absolu et des tragédies ravageuses et, chemin faisant, nous tend un miroir où se reflètent notre époque moderne et ses combats.

(Source Wikipédia)

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